
On voit que LaVigerie et Léo Lagrange sont la transition entre Paris et le bois de Vincennes

On voit que LaVigerie et Léo Lagrange sont la transition entre Paris et le bois de Vincennes
Association IFSLL
Il Faut Sauver Léo Lagrange… et alentours !
57, Bd Poniatowski
75012 PARIS
Paris, 75012
Chère Madame, cher Monsieur.
Je vous recontacte en tant que fidèle adhérent(e) de notre association.
Après notre « victoire » contre la Mairie, et ses projets funestes visant le stade Léo Lagrange, nous avions convenu – lors de notre Assemblée Générale du 17 Novembre 2017 –
de mettre en sommeil l’association pour un temps indéterminé.
Mais nous avons également ajouté « et alentours » au libellé initial « Il Faut Sauver Léo Lagrange », en prévision d’autres combats à mener.
Cette fois, c’est la défense de l’Espace Lavigerie, riche d’une cinquantaine d’arbres, sur lequel la Mairie veut jeter son dévolu – aux fins de construire un nouveau collège – alors que selon l’INSEE, 120.000 personnes quittent Paris chaque année depuis 10 ans, essentiellement des familles, et que d’ici 2040 la population parisienne aura chuté autour de 2 millions seulement !
La baisse régulière des naissances donne à penser qu’il n’y a aucun besoin urgent d’augmenter l’offre scolaire !
Par ailleurs, comme nous en avions discuté au moment des Municipales, le foyer Adoma situé en face de Lavigerie (dont la construction a été autorisée en 2009 avec un permis précaire de 5 ans), a été prorogé une 1ère fois en 2015.
Puis un 2nd avenant a prolongé son existence jusqu’au 31/12/2024.
La disparition de cette construction, particulièrement inesthétique, libèrera suffisamment de surface – si nécessaire – sans avoir à porter atteinte à l’Espace Lavigerie.
Ces raisons justifient grandement de réactiver notre association IFSLL – qui a déjà fait ses preuves dans sa première bataille pour préserver le stade Léo Lagrange.
Vous voudrez bien nous communiquer vos coordonnées à jour, afin de vous contacter plus efficacement, en vue d’une prochaine AG.
N’hésitez pas à en parler à de nouveaux sympathisants, car nous avons besoin de nous renouveler !
Avec mes remerciements anticipés, et toute ma sympathie,
Carole Mauquo
Présidente de IFSLL
Une zone Site Classé qui a été trop régulièrement, et encore trop récemment, violentée. Par des constructions (pseudo temporaires), des destructions (Lac Daumesnil), des utilisations (Foire du trône, grand cirque), des trucs de station (métro, RER), et des intentions (projets maladroits de construction de bâtiments sous couvert de mise en conformité et d’agrandissement du stade Léo Lagrange et LaVigerie misant sur la certitude qu’on peut encore à notre époque raconter qu’on va construire des immeubles, agrandir une piste, ajouter des installations et des terrains et des arbres sur un emplacement magnifique déjà équipé, hélas trop petit mais cela fait son charme, et qu’on ne peut agrandir que par la magie (des mots), connue également –quand on y a succombé et qu’il est trop tard– sous le nom de tromperie ). Ça c’était avant. Alors, parce que le temps passe et que les choses se répètent, il faut se souvenir. Pour pas que ça recommence. IFSLLEA est là pour ça. À l’écoute, à la rencontre, sur le terrain, les réseaux sociaux et avec son site-outil de dissection et contre propositions. D’autres veillent aussi et luttent un peu partout contre la chose calculante et ses machines à détruire. Le combat ne fait que continuer.
Résumé de l’onglet Léo Lagrange Site Classé : il est interdit de construire sur un site classé.
Problématique : pour construire sur LaVigerie sans empiéter sur le site classé, il faudrait « construire » sur une bande d’une bonne dizaine de mètres de large le long du Boulevard Poniatowski. Idem pour le Stade Léo Lagrange. Ce qui reviendrait à détruire le complexe sportif. Qui est en site classé. Le serpent se mord la queue. Vite, il faudrait modifier les textes, PLU, etc. Compter sur l’abrutissement des masses. Ben oui, mais les masses elles s’en réveillent, de l’abrutissement. C’est plus sûr que ça marche.
Alors ? On tente un dernier coup quand même ? Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Les échéances approchent et tout malheureux surpris à frauduler par ignorance ou excès d’optimisme prendrait comme un gros coup de boomerang en retour tant en cette époque la concurrence est avide de preuves de manquement (preuve de manquement rime avec candidature grillée, même et surtout si en apparence aucune candidature n’a été officiellement envisagée).
Et puis après tout on s’en fout un peu, on a le temps, les échéances c’est loin. À l’échelle de l’univers on est à combien de l’ultime cataclysme ? une minute ? une seconde ? Non. Une fraction de seconde. Un millionième ? Bon ça va, encore.
Erreur, il fallait se battre d’abord et ensuite attendre après les enquêtes publiques pour voir comment les promesses allaient être tenues. Une mise en veille bienvenue qui a permis à ceux qui s’étaient investis le plus de se reconstituer, et aux autres de rester inertes. Résultat ? Quelques mois après, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir où on en est des promesses de la municipalité. Dans quel état se trouve le lac Daumesnil aujourd’hui ? Pourtant, « ils » avaient dit que… Et pas seulement dit : écrit. (relire sur ce site les résultats des enquêtes publiques) Et les installations sportives place Lavigerie ? Pas de surprise, il est toujours programmé de les saccager pour construire un collège. Pourtant ces installations sont indissociables du stade Léo Lagrange et, elles aussi, placée en zone classée. Un collège ? Pourquoi, pour qui, qui est d’accord, qui paie, pour enseigner quoi ? L’art déliquescentcat de la Novlangue pour que chacun comprenne ce qui l’arrange en fonction de ses faiblesses ? L’art des mathématiques tronquées pour calculer les surfaces à raser ? L’art du calendrier pour jouer avec le temps, l’art de la désinstruction qui rend passif et permet la destruction active ?
Tout était prévu, relisez les articles. Il n’y aura pas de répit. C’est sans fin, jusqu’à ce qu’il ne reste rien. La politique de la terre brûlée. J’attaque le stade, enquête publique, ils se défendent, c’est pas grave je relâche l’étreinte et j’attaque le Lac Daumesnil, pendant qu’ils feront trempette ils ne se rendront pas compte que je détruis Lavigerie. Enquête publique, ils se défendent encore ! Pas grave, je lâche la baignade burlesque mais je fais des sons et lumière mortels sur l’Île aux oiseaux, ils ont qu’à migrater ailleurs ! Et tiens, à coté je leur plante leurs tours quand même ! Ils z’auront qu’à se poser dessus pour voir l’état de la capitale d’un peu plus haut. Même pas belles les tours ! Moches, pataudes, grotesques, dantesques. Parce qu’ils le valent bien. Non, ça n’en finira pas. On a déjà posé la question que peut-être que dans les années 60 des extraterrestres vicieux (sûrement des insectoïdes) ont diffusé un virus con qui s’en prend aux grands décideurs de ce monde, et la France n’a pas été épargnée.
Comment faire pour arrêter le massacre ? Faute de mieux pour l’instant, la plus efficace solution serait de changer d’équipe. Ok, alors rendez-vous aux urnes. Phase II. C’était prévu, tout va bien à bord.
H. p.m. S.
Défendre le lac Daumesnil, les oiseaux et les humains de la spéculation absurde. Depuis quelques temps, les projets n’ont même plus besoin d’être intelligents mais se justifient à coup de prétextes d’utilité publique. Quoi, c’est d’utilé publique de détruire un site protégé ? Non. La seule chose qui soit d’utilité publique, c’est de défendre le lac Daumesnil. Tenir encore quelques années… Après, quand les jeunes générations auront pris le relais, le problème ne se posera plus. Au lieu d’inventer des problèmes, on inventera des solutions.

Gêné par l’ombre d’un vautour qui attend son heure pour débarrasser les restes, un mouton apprend par un mouflon qui partait en courant –à qui il a demandé ce qui se passait– qu’il figure au menu. « Moi, au menu ? Au menu de qui ? Ah ! Mais non, ça c’est pas possible, et en plus c’est pas grave, c’est pas pour tout de suite… » Pressé d’attendre d’être sûr que le loup l’a bien mis au programme d’un menu futur, le mouton s’installe dans son déni de réalité et continue de brouter, préférant se présenter à l’adversaire de postérieur plutôt que de face.
Dans un deuxième temps, quelques congénères l’approchent. « Bê-ê-ê. » « Ah, toi aussi ? » « Bê-ê-ê. » « Oui, c’est le réchauffement climatique. » « Bê-ê-ê. » « Par cette chaleur, si on avait des plumes comme ces stupides vautours myopes qui nous confondent avec des cadavres, on en serait à souhaiter de se faire plumer ! » « Bê ! Hé ! Hé ! On risque rien, on a pas 3000€ sous la laine ! Au fait, qu’est-ce qu’il voulait le mouflon ? » « Bê-ê-ê. » « Quoi, derrière le buisson, un loup ? » « Bê-ê-ê. » « Nous, au menu ? » « Bê-ê-ê… » « Tu sais qui il va manger ? » « Bê-ê-ê… » « On pourrait l’envoyer vers le troupeau sur l’alpage d’en face ? » « Bê-ê-ê… » « Bê-ê-ê, on va faire quoi alors ? » « Bê-ê-ê, je sais pas, moi. » « Bê-ê-ê : on n’a qu’à faire Bê-ê-ê ensemble ? » « Bê-ê-ê ? Pas con, ça ! » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. »
« Ah, voilà qu’ils se mettent à chanter ensemble. » constate le loup qui s’était bien approché, grâce aumalgré le berger, le chien de berger, et le bâton de berger… « Comme ils sont bruyants ! Laissons les s’essouffler, ça ne va pas durer longtemps. En attendant, allons nous rafraîchir à l’ombre : loin des yeux loin des peurs, ils vont bien vite m’oublier. Et là… »
Quand le loup change de position, le mouton se croit sauvé.
À venir : enquête publique : une suite en clair obscur, demi-teinte et flou* artistique qui ne trompe personne : les moutons ne sont plus bê-ê-êtes. Ça c’était avant.
* Quand c’est flou…
Le 10 décembre 2014, l’extension du projet Charenton-Le-Pont au secteur Léo Lagrange est officiellement déclarée. Les instigateurs du projet oublient le prétexte originel, adaptent le dossier à la volée et sortent soudain du chapeau magique toute une liste d’arguments appropriés pour construire sur le stade Léo Lagrange, violant ce site public en partie classé qui remplit à merveille sa fonction depuis plus d’un demi siècle.
Il faut (on va) tout détruire, et tout refaire en mieux. Mise aux normes urgente et obligée, déplacer/reconstruire plus grand leur terrain de foot, agrandir leur piste, leur mettre une tribune géante, leur ajouter des salles de sport empilées les unes sur les autres, raser leurs arbres on leur en remettra à la place, leur rajouter des allées et des parking, et oups on allait oublier le vrai but : construire nos bâtiments/logements/services/écoles par dessus tout ça, à la même place. Projet magique.
Aujourd’hui Monsieur Lambda, citoyen de son état, dispose d’assez de recul pour décortiquer le processus sordide. Résultat, dernièrement dans la fraîcheur des urnes il a dit STOP. Tout redevient possible : démocratie magique.
Dernièrement un groupe politisé (c’est son droit) établi au tunnel Baron-Leroy, gare de la Rapée, trouvait embarrassant que IFSLL adhère au collectif ABC et en même temps communique avec Valérie Montandon. IFSLL était un peu gênante pour un dialogue tranquille Baron-Leroy/collectif (?)/mairie (PS) du 12ème. Et pour cause ! Qui dit négociation dit négociation… Or la destruction du stade n’est pas négociable, et ce n’est pas le genre de la maison de détourner l’attaque vers les voisins. On sait par qui l’extension au stade Léo Lagrange a été décidée. Maintenant il faut compter avec IFSLL, l’association qui défend le stade Léo Lagrange (c’est son droit). Et les arguments ne manquent pas. Ajoutez à cela que les associations ou fédérations environnementales Parisiennes s’appliquent à ne rien faire pour relayer le combat d’IFSLL. IFSLL est apolitique et son objectif altruiste est de protéger une parcelle d’humanité : ça isole.
2017 tient ses promesses. D’ores et déjà on sait qu’on ne va plus dialoguer dans les mêmes conditions, avec les mêmes personnes. Du coup maintenant tout le monde se félicite que Valérie Montandon soit pour l’instant en tête devant Sandrine Mazetier Laeticia Avia. Il semblerait qu’on soit entrés dans la période magique où les Bernard l’Hermite changent de coquille.
Mais pour IFSLL rien ne change. Valérie Montandon défend le stade Léo Lagrange et jusqu’à preuve du contraire elle est la seule. Elle a raison dans toute son argumentation. Cependant, un oubli de taille : le stade Léo Lagrange est pour 60% de sa surface intouchable (45% en site classé et 15% bâtiment historique)
Et cet argument fait du combat d’IFSLL un combat unique : sanctuariser le stade Léo Lagrange en passant les 40% non protégés en site classé.
D’où l’info ci-dessous, transmise par la présidente de l’association IFSLL. à méditer d’urgence.

Cette information est cruciale. On comprend l’agacement de la présidente d’IFSLL qui se voit contrainte à expliciter qui soutient ou souhaite détruire le stade Léo Lagrange. 375 arbres et des milliers d’utilisateurs toutes générations confondues… Baron Leroy : des locaux transférables et quelques utilisateurs. Pourtant, ces deux sites sont historiques, représentent le lien durable entre passé, présent et avenir, et ne méritent pas d’être sacrifiés à des opérations immobilières. La solution est ailleurs. IFSLL ne cherche pas des arrangements. IFSLL cherche et propose des solutions.
Les défenseurs du Stade Léo Lagrange et les adhérents d’IFSLL sont libres et informés. Ils savent maintenant où sont les soutiens du stade Léo Lagrange. Il n’y a aucun jugement. Même en ce qui concerne les spécialistes des opérations immobilières, que selon leur réputation une seule chose intéresse : construire, vite, très vite. Oui mais surtout, on pourrait construire mieux et pas n’importe où. Ni en détruisant des stades et autres sites historiques. Il y a plein de choses intelligentes à faire et à améliorer un peu partout, et surtout ne pas toucher le stade sera la meilleure façon de transmettre quelque chose qui fonctionne aux générations futures. D’où la citation de début d’article : « If something works, do not change it »
L’actualité récente confirme l’urgence de signaler le projet de destruction du stade Léo Lagrange aux nouveaux responsables de l’avenir. Les convertis suivront.
Hpms
Vice-président IFSLL
*NIMBY : Not In My BackYard.
*PROJET CHARENTON-LE-PONT/BERCY : Il s’agissait de rapprocher Charenton-le-Pont de Bercy. Faux projet irréalisable financièrement, destiné à faire croire, le temps d’amorcer l’opération immobilière réelle et de la lancer au dernier moment, le plus tard possible, par surprise, afin que les habitants du quartier n’aient pas le temps de réagir. Probablement très coûteux à mettre en place alors on imagine le retour sur investissement. Le truc c’était de dire « ah ben finalement on peut pas (trop cher, pas d’autorisations) alors on va le faire ailleurs (devinez où). » Voir Manipulation en trois passes : itinéraire d’un projet caché
Au fait, vous vous souvenez ? La construction de ce bâtiment a servi de test de faisabilité du projet municipal. Étudier la réaction ou pas des habitants du quartier, d’association. Résultat : encéphalogramme plat. On pouvait lancer le projet d’extension et attaquer le stade sans réveiller personne. Enfin presque. Si quelqu’un voulait faire ça à Central Park, toute la planète crierait au scandale et Paris en premier. Mais ici, on se permet. D’ailleurs IFSLL a fait une simulation, c’était un cadeau de fin d’année 2016 pour tenter de se détendre un peu, en forme de fake news, ce qui permet d’observer et de réfléchir d’une façon décalée : que se passerait-il si… 18 décembre 2016 : Donald s’inspire de….
Et que pensez vous de l’égalité variable ? Un argument plus que jamais d’actualité.
Cette vaste ouverture aérienne rappelle que le stade, jonction entre le bois de Vincennes et la ville de Paris, permet d’évacuer les masses d’air chaud en provenance du centre de la capitale, et contribue à la ventilation des arrondissements du sud sud est de Paris. Créer une suite d’immeubles barrant la ventilation actuelle constituerait une erreur écologique sans précédent en favorisant un réchauffement sensible dans la ville. Donc, climatisation et réchauffement en boucle, consommation énergétique, gaspillage de ressources, création d’impôts, taxes et amendes pour financer les retombées et explications inacceptables : « ben, on navet pas pensé« .
La construction d’immeubles sur le stade Léo Lagrange (voir exemple équivalent) aurait un autre effet tout aussi dévastateur : le blocage de la pollution atmosphérique avec ses conséquences en matière de santé.Car il ne faut pas oublier que le quartier est cerné par les voies ferrées, l’échangeur géant , la déchetterie proche, le périphérique et le boulevard Poniatowski. Inutile de faire un dessin.
Idem au niveau des nuisances sonores : en étudiant les simulations sur l’effet caisse de résonance d’une barrière de hauts immeubles qui répercuteraient les bruits de la circulation, pas de problème : la mairie affirme les yeux dans les yeux qu’il n’y aura aucune élévation en terme de décibels. C’est à se demander qui finance les…
De charmantes allées sinueuses et lumineuses en pente douce, des bacs à sable pour les plus petits. l’équipe horticole réussit un rendu naturel agréable et rare, bravo. Il n’y a aucun endroit d’où l’on puisse avoir une vue d’ensemble du site, ce qui donne une sensation d’espace propice à la détente. Jamais aucun problème, aucun dérapage ni accident, pas de surfaces taguées (on ne tague pas ce qui est beau) pas d’affichage sauvage. Ni papiers gras ni reliefs de repas, pas de poubelles abandonnées ou éventrées. Pas de panneaux d’interdictions partout, pas de mobilier urbain moche et criard. Les utilisateurs respectent ce site, les gens se côtoient. De ce stade issu du passé émane une ambiance, quelque chose qui dépasse les formules vides propres aux responsables de notre époque, un sentiment dont la traduction la plus approchante pourrait être libres ensemble.
C’est donc tout cela que la mairie du 12ème s’apprête à détruire. Dernier spasme d’ultime incompétence d’une agonie trop lente. Soit, mais le stade Léo Lagrange ne nous survivra pas. Destruction absolue comme écrit en début de note car ce magnifique terrain arboré est en pente. Au vu du projet et des maquettes, en dehors du style bidonville neuf, pour mettre à niveau sinon ça paraîtrait vraiment top bancal, il va falloir commencer par tout raser niveler pour créer une ou des dalles en escalier. On imagine l’argent gaspillé rien que pour ça. Surtout que le sol n’est pas stable en raison de la proximité d’anciennes carrières de gypse.
Par ailleurs il faut se souvenir que le stade sert à éponger les orages et forts épisodes pluvieux. Une fois bétonné on peut assurer avec certitude des inondations et problèmes d’évacuation d’eau (égouts saturés) de l’angle nord est du stade à la passerelle ferroviaire petite ceinture en passant par les 5, 10, 12 de la rue Claude Decaen, l’endroit le plus bas du quartier.
Mais surtout, avec cette déclivité que la mairie ne va pas manquer de mettre à profit –car les maquettes et vues d’artistes prennent bien garde de ne pas entenir compte–, on s’apercevra qu’on aura été doublement trompés, car les immeubles seront encore plus hauts qu’il semblait.
Bien sûr tout cela coûtera plus cher que prévu. Sans compter les surprises. Mais quand même : détruire du beau pour reconstruire du moche, quel orgueil. Et avec la mairie de Paris qui va profiter du prétexte J.O. 2022 pour chercher à imposer tout ses délires, on peut s’attendre au pire. Il va falloir redoubler de vigilance car tous les voyants sont dans le rouge. L’exemple des pays qui y sont passés le prouve. Catastrophe budgétaires, environnementales, humaines. On n’a pas besoin de ça dans la situation où on se trouve.
En tout cas rien ne justifiera jamais la destruction du stade Léo Lagrange.
HpmS
Vice-président IFSLL
destruction absolue* N’en déplaise aux puristes, destruction est le mot adapté. Absolue va de soi. D’aucuns tenteront de ruser: on ne va pas détruire mais démanteler, puis remanteler. Pourtant, à un moment, il n’y aura plus rien. Le stade Léo Lagrange aura disparu. Va et vient de camions jaunes pressés, bulldozer brutaux, niveleuses de bas niveau (ça c’est vraiment le terme ad hoc pour décrire l’objectif sociétal de nos chers élus qui leur a valu le dernier résultat qu’on sait), tournoiements vertigineux grues stupides , fourmillement cinématographique des régiments de travailleurs détachés s’appliquant à réaliser le rêve médiocre de responsables pas à la hauteur. Un joli time lapse en perspective mais pour les créations d’emploi, faut pas rêver. Et les places de parking seront toujours plus rares, à part pour les occupants du nouveau quartierconstruit bien sûr. Qui bénéficieront également de la privatisation du stade Léo Lagrange.

Première page du tract de Valérie Montandon, candidate LR aux législatives 2017 : le premier vrai soutien au stade Léo Lagrange.

Deuxième page. Comment être plus clair ? Tous les arguments sont là, (sauf le rappel que le stade Léo Lagrange est déjà en partie site classé, argument de poids). Pour toute réponse, dans la même seconde -à quoi bon faire semblant de réfléchir- la maire du 12ème à balayé d’un rictus désinvolte le vœu de Valérie Montandon. On ne dialogue pas quand on a tort.
Tract défense stade Léo Lagrange 2017
Ou bien, si vous voulez l’image plutôt que le pdf, téléchargez l’image ci-dessous. (tout ça made in douzième et gratos. en plus y’a un bonus en bas de page, si monsieur.)
Tract défense stade Léo Lagrange 2017
L’association IFSLL repoussera-t-elle le tsunami de bulldozer puants, niveleuses par le bas et grues indécentes pour que ses brebis continuent de s’ébattre en bêlant sur le gazon artificiel ?

Alors ça y est, vous êtes prêt ? C’est parti mon coco !
Règle : numérotés de 01 à 02 et lettrés de A à B, voici deux abjectifs et deux verbes : essayez de les associer de façon logique. Si pour avoir lu Orwell vous pratiquez un peu le novlangue parce que l’ambiance sympa vous parle, n’hésitez pas à combiner les abjectifs ou les verbes entre eux ! IFSLL adore Big Brother.
A : Bienfaisant B : Malfaisant 01 : Tromper 02 : Respecter
Solution : objectivement, on peut dire que la solution est subjective. Il n’y a pas de solution, c’est sans espoir. La solution varie d’un individu à l’autre, selon l’air du temps. Exemple : le siècle dernier, tintin luttait contre les méchants. 24 aventures. Aujourd’hui c’est fini tout ça. Il n’agirait plus ainsi. Enfin, il faudrait lui demander, lui seul pourrait répondre : Tintin sera toujours Tintin. Et qui sait ? Si ça se trouve, à notre époque, le méchant, ce serait Tintin. Avec ce Haddock toujours en train de hurler. Aujourd’hui ils auraient à s’expliquer, ces deux là. Hurler et mettre des pains à droite à gauche : ça n’arrêterait plus, ce serait une aventure par jour. Et ce Tryphon Tournesol ! Tryphon Tournesol serait coupé de subventionnement. Et la Castafiore serait une FEMEN. Et Monsieur Rastapopoulos aurait des avocats pour le défendre. Et ils n’iraient pas marcher sur la lune, ils iraient sur mars et le passager clandestin serait Jacques Cheminade, pas Jorgen. La lune c’est trop con.
L’association IFSLL est comme une renarde polaire : quand elle a reniflé quelque chose, elle n’arrête plus, même si pour cela elle doit gratter trois mètres de permafrost, elle finira par savoir si ça se mange ou pas. En général ça se mange. Après quelques temps d’une recherche en aveugle (on ne savait pas ce qu’on cherchait), IFSLL a sorti des oubliettes d’Internet et disséqué un document ancien qui renseigne sur qui soutient ou ne soutient pas le stade Léo Lagrange. En gros on a trouvé la raison de la destruction du stade Léo Lagrange.
Le lecteur commence à la connaître : Carol Mauquo a demandé à Valérie Montandon un éclaircissement. Vous pourrez lire un peu plus bas la réponse de Valérie Montandon à la présidente de l’association IFSLL.
Mais au fait : puisque son bulletin sort régulièrement, alors pourquoi Valérie Montandon n’a-t-elle jamais mentionné l’argument que le stade Léo Lagrange est déjà de fait à 60% de sa surface en site classé ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Il s’agit pourtant d’un argument de poids démontré par A+B sur le site d’IFSLL le 2 février 2017. Personne n’est venu nous contredire. Pour ne pas attirer l’attention sur ce… détail ? Et que se passerait-il si l’information Léo Lagrange site à 60% classé va être détruit remontait à la surface ? Pourquoi ne pas le faire, si cela peut sauver le stade ? Dire que ça ne sert à rien, c’est trahir.
Le document retrouvé et mis en ligne par IFSLL dans l’article précédent a été écrit de la main de Valérie Montandon. Il stipule noir sur blanc (et surligné en jaune par IFSLL) que « La volonté d’étendre la zone de Bercy-Charenton (pourtant de 63 hectares déjà) à la zone de Léo Lagrange découle des difficultés de construire des logements et équipements sportifs en raison de la présence des rails ».
Cela signifie quoi ? Cela signifie que pour ne pas construire des logements et équipements sportifs sur Baron Leroy, « on » a décidé de détruire le stade Léo Lagrange et son extension Lavigerie, équipements sportifs pleinement fonctionnels, site historique, sous prétexte d’amélioration. Amélioration : finement joué ! Orgueil et vanité servent de paravent ultra crédible au plan réel : construire sur les 40% de surface non classée du stade Léo Lagrange les logements prévus à l’origine à Baron-Leroy… Bien joué mais c’est raté, on a compris.
Et quand on regarde les plans (!) de la mairie, on comprend que les 60% déjà classés seront quand même détruits, massacrés, bétonnés, vampirisés, violés, volés à des riverains et pratiquants bien incapables de se défendre et pour cause : l’arrondissement est socialiste ! La mairie trahit ceux qui l’ont élue ! Allez faire ça rive gauche, vous verrez comment ils vont se défendre ! Bref : au menu spécial Grand Paris pour les électeurs du 12ème : trahison, tromperie, humiliation. Et pour la mairie, la certitude absolue que pas un ne va redresser la tête. Après une bonne propagande, qui de plus endormi que celui qui vous a confié les commandes ? C’est pas machiavélique, ça ?
On est bien loin de l’intention prétexte de départ qui était soit-disant de rapprocher Charenton-le-Pont de Bercy. Foutaises. La mairie de Paris nous a tous bien promenés. Sauf IFSLL.
Valérie Montandon dit que malgré quelques soupçons, elle n’a réalisé que plus tard qu’il s’agissait de détruire le stade. On la croit bien volontiers. Mais entre nous, elle aurait quand même mieux fait en cherchant une autre solution. La solution c’est de faire savoir que le stade est à 60% site classé. Il est encore temps. On peut même dire : « ça urge. »
Conséquence imprévue : tout comme le silex fait jaillir l’étincelle, la découverte de « pourquoi il a été décidé de détruire le stade Léo Lagrange » a permis à IFSLL de déterminer avec 100% de certitude les vrais amis du stade Léo Lagrange. Autant dire maintenant que les choses sont claires.
Bonne lecture
HpmS
Vice-président IFSLL
Ci-dessous : l’article retrouvé sur le blog de Valérie Montandon, et que IFSLL a commenté dans son avant-dernier article.
Ci-dessous : Valérie Montandon a répondu en toute bonne foi à la présidente d’IFSLL. (publié ici à la demande de la présidente d’IFSLL)
En complément, le lecteur pourra se faire sa propre idée en lisant l‘article in situ. Blog de Valérie Montandon.
(N.D.A. ce lien vers le blog hébergeant l’article de Valérie Montandon ne fonctionne plus. Cinq ans après on ne peut pas le lui reprocher, et les choses ont changé aussi : en 2022 on regarde plus vers le mois d’avril que dans le rétroviseur) Donc ci-dessous : capture d’écran de ce qu’on pouvait lire à l’époque, avec en bas les annotations d’IFSLL. 🙂

L’étude de cette capture d’écran d’une archive du blog de Valérie Montandon révèle que la zone a été étendue à Léo Lagrange UNIQUEMENT pour construire les logements sur le stade, et que ça arrange bien Baron-Leroy. Depuis, Valérie Montandon a compris que pour protéger Baron Leroy on allait détruire le stade Léo Lagrange. Il semble que l’intérêt qu’elle porte maintenant au stade Léo Lagrange, relayé par le site d’IFSLL n’arrange pas les défenseurs de Baron Leroy. On s’en serait douté. Mais de toutes façons ils n’ont pas à s’en faire. C’est dans les urnes que le stade Léo Lagrange a été condamné, pas plus tard que dimanche 23 avril 2017.