Le centre sportif Léo Lagrange dans « Les soirées de Paris »
La revue « Les soirées de Paris » a consacré un très bon (maintenant on dit « bel ») article dépassionné sur la tragédie du centre sportif Léo Lagrange. Un article qui en dit bien plus qu’il n’y paraît.

Le stade Léo Lagrange dans « Les soirées de Paris » : un instantané convaincant qui donne envie de ruer dans les brancarts
« Le centre sportif Léo Lagrange refuse de couler sous le béton » est un bon titre. S’ensuit un court texte très bien documenté qui résume admirablement le problème, illustré de photos parfaites, dont une de la maquette présentée par la mairie.
Quand on situe le b
oulevard Poniatowski, on voit très bien les barres qui semblent transparentes mais ce ne sera hélas pas le cas (rusés jusqu’au bout !), posées à la place du terrain de foot, le long du Boulevard Poniatowski. Et quand on localise la route des fortifications, derrière, on comprend qu’il n’y aura pas beaucoup de place « entre », pour y loger (outre le terrain de foot) tout ce que la mairie prétend y loger. Arbres, piscine, tribune géante, patinoire, clubs house, terrains en plus, etc.
Magie ? Non. La mairie vient tout simplement d’inventer le premier centre sportif vertical souterrain au monde. On imagine l’odeur fétide, les couloirs d’accès, les issues de secours, les maladies respiratoires véhiculées par les tuyaux de ventilation, l’ambiance… underground ». On n’imagine pas la crue centenale. En tout cas ça tombe bien, la municipalité s’enfonce, IFSLL finalise un article « de fond ». (bientôt en ligne tout en bas de cette page)
Mais quel désespoir que cette conclusion : « L’enquête se termine avec un espoir de prolongation mais les jeux sont sans doute déjà faits. » Non, les jeux sont loin d’être faits. L’avenir de la municipalité est irrémédiablement lié à celui du stade Léo Lagrange, qui servira d’exemple. En tout cas, cette phrase illustre bien ce que l’on pense des enquêtes publiques, et de ce qu’est devenue la démocratie.
Hubert Szymczak
Vice-président IFSLL
Enquête publique, projet municipal, mécontentement
Une réunion d’information s’est tenue mercredi 30 novembre 2016, à mi chemin de la clôture de la deuxième enquête publique. Si la municipalité avait pour but d’injecter une dose de somnifère, c’est raté.
Question d’un participant :
« Est-ce vraiment plié ou pas ?«
Réponse de Madame Baratti-Elbaz, maire du 12ème :
« Je ne sais pas quoi dire… »
Monsieur Missika temporise :
« Ça va évoluer… Ça va continuer à évoluer… »
Un amical footballeur (membre du bureau de la Camilienne ?) assure que tous les footballeurs sont contents. Quelqu’un dans la salle lui demande combien la Camilienne a touché de subvention –la réunion était enregistrée–, confusion dans la salle. Surtout que ayant recueilli quelques 500 signatures pour sa pétition écrite, dont une bonne partie sur le stade, IFSLL peut assurer que de nombreux sportifs ne sont pas dupes, et opposés au projet de démantèlement du stade. 500 autres signatures sur la pétition en ligne. C’est peu, mais une signature représente parfois un couple, une famille. Et quand on imagine le nombre de gens qui ne sont pas au courant…
Personne n’était satisfait du projet municipal. On a entendu rire et applaudir aux propos de Madame la maire du 12ème. On a entendu gronder. On a entendu glapir. Les choses ont été dites, parfois avec passion. Normal. On ne peut pas jouer avec les éléments fondamentaux, or le stade les rassemble tous. Ne touchez pas à la terre, ne touchez pas à l’eau, ne touchez pas à l’air, ne touchez pas au feu, arrêtez de casser la vie des citoyens, ces particules que vous méprisez, ces atomes qui échangent et se combinent malgré vous, ces molécules associatives en pleine ébullition, qui se créent et se découvrent, se regroupent en fédérations. Sous la conjonction des forces qui s’organisent et commencent à émettre dans toutes les directions, chacun est désormais conscient que l’histoire du stade Léo Lagrange servira d’exemple repoussoir, que ceux qui l’auront détruit seront éjectés durablement, et que leur souvenir s’inscrira en lettres détestables dans l’histoire de ce pays, avant de trouver bien vite l’oubli sous la poussière honteuse des étagères pas si surchargées qu’on imagine des archives de l’extrème médiocrité. Chacun fera en sorte, le moment venu, que cela ne puisse se produire près de chez lui. Alors, est-ce vraiment plié ou pas ? Madame Baratti-Elbaz ne mentait pas quand elle ne savait pas quoi répondre. Rien n’est perdu.
Ce soir là, un document assorti d’illustrations gaies et verdoyantes a été distribué. Il est en cours de dissection à IFSLL et on vous livre le résultat bientôt organe par organe, préparez les masques et les cuvettes. Pour une mise en bouche, sachez que dès la page 2 on prend connaissance de l’échéancier :
2018, reconstitution ferroviaire, déviation de réseaux.
2019, engagement des travaux de prolongement rue Baron-Leroy, et de renouvellement des équipements sportifs sur le secteur Léo Lagrange.
Comme nous l’avions prédit c’est bien par le stade Léo Lagrange qu' »ils » avaient décidé de commencer, en prenant soin d’attendre, rusés qu’ils sont, le dernier moment pour étendre leur projet à Léo Lagrange. On ne parle plus de Charenton-le-Pont, qui n’était rien d’autre qu’un grossier leurre, un attrape nigauds. (voir notre infographie) Au final ils diront « on n’a pas d’argent, on s’occupe juste de Léo Lagrange ». IFSLL dit non, non, non, non, non, et se battra jusqu’au bout.
Le Centre sportif Léo Lagrange est déjà très bien tel quel, tout le monde s’y retrouve et le partage, il n’y a jamais eu de problème. Il serait l’exemple parfait de l’outil du « vivre ensemble » que tout le monde devrait s’efforcer de copier, s’il n’avait le défaut d’avoir été créé voilà un demi siècle par des génies visionnaires compétents et pro, le défaut d’être efficace et irremplaçable. De quoi rendre jaloux.
Certaines réalisations naturelles ou artificielles issues du passé fonctionnent à merveille et plus le temps passe, mieux elles fonctionnent (tout comme les vieux arbres qui stockent le carbone dans leurs gros troncs), et ridiculisent les concepts foireux qu’on cherche à nous imposer aujourd’hui. Le stade en est une, et c’est humiliant. Alors, dans le prétexte soudain d’une envie pressante de mise aux normes, l’urgence d’une tribune géante, d’une piscine olympique, d’une patinoire européenne, avec « l’ambition affichée » dévorante de décupler centupler l’offre sportive (au prorata de l’explosion surprise de la densité de population dans le 12ème arrondissement juste au même endroit que là où le stade se trouve comme par hasard, mais comment ils vont faire pour en mettre plus dans moins de place là où on avait déjà suffisamment, – et personne n’a rien demandé–), parcequ’on veut faire mieux, mieux, mieux, mieux, encore mieux, mieux que ceux d’avant et mieux que ceux d’après, on commence par le détruire et planter un quartier à la place.
Orgueil, impuissance, rage. Oh que oui, on va le détruire, ce magnifique stade ô combien humiliant. On va l’oublier. On maquille la méchante intention des mots les plus gentils, énormes, grandioses, gragrandiloquentst ça sonne creux, bête, mensonger, les formules caractéristiques qui se répètent deviennent insupportables, insoutenables, comme des piqûres de méduses. On chante le respect du déjà là, du présent, du passé, du futur, du vivre ensemble, et on ampute 60% de surface pour construire des logements : il y a un problème. En s’attaquant au stade Léo Lagrange, la municipalité sait très bien le mal qu’elle s’apprête à faire.

vision cauchemardesque des engins de chantier. Le rouge du sang le dispute à la blancheur de l’innocence mais les grues une fois en action ne font que ce qu’on leur fait faire, question de talent. En occurrence le pire.
C’est annoncé (voir plus haut), début des travaux en 2019, avant la fin du mandat. Mais, pourquoi ? Justement, rien ne presse ! En 2020, qui sera d’accord pour financer la destruction d’un stade qui fonctionne très bien ? Un cadeau empoisonné pour la nouvelle équipe municipale, héritière des dettes colossales de l’équipe précédente : reconstruire un stade là où il y avait déjà un stade ! Il est urgent de ne rien détruire avant 2020 !
En 2020, peut-être avant, la boucle sera bouclée. Retour aux solutions sages envisagées au début du grand Paris, comme quoi les premières idées sont parfois les meilleures. L’évidence, c’est la répartition de la population sur le territoire national, (pas sur le terrain de foot du stade Léo Lagrange). Maillage des sites d’emploi, de l’habitat, des résaux de communication, arc express ils disaient, le grand 8 , puis grand Paris Express…
Évoqué lors de la réunion du 30 novembre, le grand Paris, s’il peine à justifier la construction de tours (on ne parle pas des vraies tours, prestigieuses, qui s’élanceraient à l’assaut du ciel et dont le public serait fier) peut encore moins se permettre d’entasser des barres à l’emplacement d’un stade. On a l’exemple du passé, qu’on paie encore chaque jour dans les banlieues. Et détruire pour les uns pour construire pour les autres ne peut pas marcher, non plus. Alors, pourquoi avoir parlé du grand Paris le mercredi 30 novembre ? La destruction du stade Léo Lagrange (créer la discorde) n’a rien à voir avec le concept du Grand Paris. Le grand Paris c’est un truc d’avenir, un truc de jeunes. Il ne faut plus toucher à rien, il faut arrêter de casser le futur. Et si la mairie demandait vraiment l’avis de la population ? Après tout, il y a tellement de meilleures solutions que de détruire le stadeLéo Lagrange. Juste attendre un peu. L’orgueil est l’ennemi de la raison.
IFSLL
En toute connaissance de cause… et de conséquences.
15 novembre / 15 décembre 2016. L’enquête publique est en cours. Le compte-rendu n’est pas déjà écrit. La mairie ne conclura pas à l’enthousiasme du public pour son projet subtil de destruction/remplacement du stade, et ne s’empressera pas de modifier les zones U.G.S.U. et le P.L.U., car elle ne voudra plus raser le plus tôt possible ce lieu public utile car il est fréquenté par des jeunes, des vieux et des sans-dents, des électeurs éminement respectables. Tout le monde y gagnera.
Et quand la maire du 12ème arrondissement de Paris, annoncait « … nous souhaitons commencer les travaux avant la fin du mandat… », c’était pour rire. Les tronconneuses ne mordront pas l’écorce plus tôt, bien plus tôt que prévu, par anticipation. Il y a grand danger car de ce coté de la Seine, les gens se défendent et IFSLL veille, analyse et enregistre. Janvier, février, mars ? Tronconner avant que la végétation ne reparte ? Qu’est-ce qui est moins voyant ? Moins bruyant ? Quel jour ? Un lundi matin, quand les travailleurs au bureau surfent, en pleine forme, l’oeil pétillant d’une vie merveilleuse, de site d’info non corrompu en site d’info non mensonger.
« Diantre ! Ils ont rasé le stade Léo Lagrange ! C’était dont point pour rire ? »
Ben non, vous croyiez quoi ? Qu’il était urgent d’attendre ? Ça ira vite. Une fois l’enquête publique analysée, les démons vont bondir. Il sera trop tard. Sauf pour les adhérents d’IFSLL, qui feront face aux tronçonneuses, à l’exemple de la Présidente, du Vice-présidents et des membres du bureau d’IFSLL, avant de tomber coupchés en deux en travers des bulldozer avec la satisfaction d’avoir fait leur part honnétement en bons citoyens.
En attendant, IFSLL campe sur ses positions. Détruire le stade ? Que ce soit pour construire une piste de kart, une déchetterie, un centre commercial, des logements, un complexe administratif ou une ferme hydroponique, c’est exactement la même chose : pas question. Il y a de nombreuses solutions qui respectent tout le monde et la démocratie n’impose pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul.
IFSLL poursuit le dialogue, enquête et parlemente avec les décideurs, députés, fédérations, associations, groupuscules, corpuscules et minuscules citoyens Lambda, dissipe les enfumages, détricote le plan machiavélique sans se laisser emberlificoter, accumule les preuves objectives que le projet de destruction du stade Léo Lagrange est bête, incohérent et irrespectueux de la population, et que mystification, omission et conditionnement en sont les trois mamelles. Mais il n’est de conditionnement qui ne se brise, d’omission qui ne se répare ni de mystification qu’on ne saurait expliciter. Information et contre propositions commencent à porter leurs fruits : pétition, participation des adhérents, adhésions.
Le stade Léo Lagrange ne sera pas détruit pour rien. Il servira d’exemple. Bien que parti en fumée, il pesera très lourd dans la balance aux prochaines échéances, quand on se souviendra que la municipalité du 12ème aura saccagé la vie des gens en toute connaissance de cause… et de conséquences.
Enquête publique, dites NON. Décryptage
Une adhérente d’IFSLL nous livre ce qu’il faut savoir de l’enquête publique consultable du mardi 15 novembre au vendredi 16 décembre 2016. Ceux qui auraient étudié les documents et infographies sur le site d’IFSLL ne verront que la confirmation de l’évidence : tout est joué d’avance et le stade est bel et bien condamné (voir infographie Manipulation en trois passes : itinéraire d’un projet caché) à moins que…
Il reste quelques jours pour aller à la mairie et écrire sur le cahier « non, on peut faire les logements ailleurs, il y a d’autres solutions »
La mairie passera au dessus de l’avis négatif des habitants. Ce sera la preuve que l’avis des gens n’est pas respecté. La preuve que les élus actuels sont incompétents, inaptes à trouver des solutions qui respectent tout le monde. Juste capables de voler et détruire le bien des uns pour l’offrir aux autres : monter les uns contre les autres, diviser pour mieux régner. Gâcher la vie des gens, imposer des mauvais choix. Exemple ? la fermeture des voies sur berges. » on ne veut plus de pollution, on ferme les voies sur berge. Qu’importe l’enquête publique. » Résultat : « les autres » reçoivent la pollution, les embouteillages, le temps de déplacement domicile travail augmente, la pollution atmosphérique aussi, les transports en commun sont saturés, et l’exaspération atteint son maximum.
Pour le stade Léo Lagrange, une enquête publique qui n’a de raison d’être que d’avoir eu lieu : le résultat est connu d’avance. « ils vont dire : on ne peut pas construire vers Baron-Leroy, on commence par s’occuper du stade Léo Lagrange« . On a décortiqué leurs procédés, on lit dans leurs cervelles. Des élus qui ne respectent pas l’avis de la population : 2017, 2020, un résultat prévisible. Rien ne peut être pire que des responsables irresponsables. Les conséquences seront à la mesure des erreurs commises en connaissance de cause. IFSLL accumule les mises en gardes et les contre propositions. Il existe de nombreuses solutions. Rien ne justifie la destruction du stade Léo Lagrange. Le stade Léo Lagrange servira d’exemple pour le futur proche.
H.pm S.
Vice-président d’IFSLL
Bê-hê-hê-hêêêê !
Ci-dessous, l’enquête publique dans tous ses détails…
(extrait du travail de V. R., adhérente d’IFSLL)
… et comme les plans ne sont pas toujours très clairs, il est vraiment utile de poser nos questions aux commissaires-enquêteurs, d’autant plus que ces plans sont « en évolution », c’est à dire qu’ils ne savent pas encore précisément ce qu’ils vont faire et que ça peut encore évoluer selon la commissaire-enquêtrice, même après l’enquête publique (par exemple, il est vaguement question d’implanter des arbres devant les bâtiments mais s’ils sont symbolisés par des ronds, ils ne sont pas colorés de vert mais demeurent en jaune comme les bâtiments): aucune garantie, donc!
> 4000 logements, 9000 habitants : ce sont les chiffres pour la globalité du projet Bercy-Charenton.
> Pour le stade lui-même (25.000 m2), 357 logements sont prévus avec 2,3 habitants en moyenne par logement (environ 822 habitants!) dont 60% de logements sociaux, 20% de logements intermédiaires et 20% qui seraient vendus à prix normal si preneurs.
> La hauteur des premiers immeubles serait de 31 mètres comme les immeubles en face pour ne pas dépasser la hauteur des immeubles du boulevard mais les immeubles juste derrière (2ème épaisseur d’immeubles!!!) seraient de 37 mètres : un des enjeux principaux de cette enquête est le passage de 31 mètres (maxima autorisé à Paris jusqu’ici!) à …37 mètres pour Léo Lagrange (en orange sur les plans), 120 mètres pour la zone dite « Poniatowski » (82.000 m2, 1171 logements) et 180 mètres pour la zone « Triangle » (74.000 m2, 1057 logements). Le PLU n’a en effet pas acté le dépassement de la hauteur autorisée pour toutes ces zones (ni non plus pour la zone « Râpée » -386 logements et bureaux- qui verra 3 voûtes sur 6 rester seulement – des artisans s’y trouvent actuellement- ou « Lamé ») et ça doit être examiné zone par zone.
> Le projet Léo Lagrange comporte des commerces au rez de chaussée, des équipements sociaux (services au public, services sociaux) et prétend garder les « mêmes » équipements sportifs (mais tous enterrés faute de place, sauf les tennis sur les toits!).
> Ni la forme, ni les matériaux ne sont définis clairement: plusieurs dessins contradictoires illustrent cette confusion (béton, bois?) ou encore en forme de plateformes décalées pour faire style « forestier » ou « acro-branche » (sic!!!)), bref, ils cherchent tous les moyens d’abaisser le seuil d’admissibilité des riverains pour faire passer la pilule amère! Le projet est en constante évolution dans ce seul but!
> Le réaménagement de la route des fortifications (derrière le stade, côté périphérique) n’est pas encore clair (trottoirs refaits, « requalifier » le passage des piétons) non plus.
> On s’est également posé la question des parkings pour les logements et la commissaire-enquêtrice ne voyait pas bien par où ils pourraient rentrer, à part par une petite rue perpendiculaire au boulevard…
> Même si la construction du projet entier est sensée durer 10 à 15 ans (Poniatowski 2018-2019, Râpée fin 2020, Triangle après ( nivellement rue Baron Le Roy), ils comptent commencer par le stade Léo Lagrange car les autres secteurs sont dépendants d’accords notamment avec la SNCF (déplacement des activités logistiques de la SNCF, secteur Lamé 2025) mais aussi avec des privés (secteur Poniatowski, modification du PLU à 50 mètres de hauteur face au bâtiment Lumière!) en aménageant d’abord les installations sportives (2018-19), puis les logements (2020-2021).
L’avis du commissaire-enquêteur sera rendu après le 16 décembre (fin de l’enquête publique) et ils ont environ un mois et demi pour poser des questions à la Ville de Paris et en attendre les réponses, ce qui nous mène à fin janvier environ, ensuite, il y aura bien un débat politique en Conseil de Paris, et, en principe en conseil d’arrondissement du XIIème (Voeu du Groupe Ecologiste voté en Conseil de Paris).
Le dossier d’enquête est consultable sur place en mairie tous les jours de 8h30 à 17h, le jeudi 19h30 en plus des permanences (Le dossier « Note de Présentation » sous-dossier B1 résume tout le projet -plus accessible-) et les plans sont sur https://bercy.charenton.imaginons.paris d’après la commissaire-enquêtrice.
Véronique Robert,
IFSLL
V.R. est également engagée dans la défense des animaux,
en particulier les migrateurs qui se posent sur l’île du lac Daumesnil
Lien vers la pétition pour sauver les oiseaux migrateurs
Lien vers la pétition pour sauver le stade Léo Lagrange de la destruction municipale
Merci à Véronique Robert pour toutes ces infos. À sa demande, IFSLL a visualisé le projet sous d’autres angles. Les vues démoralisantes sont crées à partir de plans en ligne sur le site de la mairie. Au fait, toujours pas de budget. On va se faire déposséder du stade et on aura à la place un véritable quartier autonome privatisé avec ses parkings, ses jardins, ses services, son stade, TOUT ÇA À NOS FRAIS, alors que le 12ème en est déjà plus que largement pourvu en logements sociaux et bureaux vides. Et les emplois créés avec notre argent seront bien sûr attribués aux futurs habitants du nouveau quartier. Il est vrai qu’on construit facilement dans un 12ème arrondissement en cours de paupérisation, où les gens n’ont ni les connaissances, ni l’argent, ni la volonté de se défendre. Ils ont choisi leurs représentants, ils ont le résultat.


Hélas les vues ci-dessus pêchaient par un optimisme démesuré. L’affiche publique et son illustration insignifiante permettent mine de rien de visualiser la réalité du projet démentiel des élus. Le stade Léo Lagrange apparaît en tout petit sur l’affiche, comme s’il ne risquait rien. Et pourtant, la mairie va dire que c’est de lui qu’elle va « s’occuper en premier ».
Ci-dessous, l’affiche de l’enquête publique. Quand on passe devant, bien malin qui pourrait s’apercevoir que le stade Léo Lagrange est directement menacé de destruction !
Ci-dessous : zoom sur le haut de l’illustration + projets immeubles surlignés :
on voit mieux, mais ça choque !
Ah, d’accord ! Alors, à bientôt dans les médias !
Dernière Info : vérifiez votre boite aux lettres !
IFSLL en page 5 du mensuel
« 12, le journal de votre arrondissement »
diffusé à 35000 exemplaires
édité par Valérie Montandon, Directrice de publication, que nous remercions.
Conseillère de Paris (XIIe), Conseillère régionale Ile-de-France, Vice-Présidente du Groupe les Républicains au Conseil de Paris et au Conseil régional, Porte-parole d’Alain Juppé à Paris, Chef d’entreprise
Le stade Léo Lagrange en première page »12″ nov 2016 / édito de Valérie Montandon / « IFSLL » dans « 12 »
Lien vers des infos d’horaire de l’enquête publique

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N.B.
Dans notre détermination à ne pas accabler des responsables irresponsables (ils ont été élus), nous avions temporisé en rappelant que ce projet digne du plus mauvais élève de indigne enjambait les quinquennats. Erreur ! le projet de remplacement du stade Léo Lagrange par un quartier autarcique n’enjambe rien du tout parce que quels que soient les quinquennats, les responsables de l’état actuel de la capitale (moins de places de parking, tarifs multipliés par 3, enlaidissement des quartiers, prolifération de l’affichage publicitaire, disparition des motocrottes, des cabines téléphoniques et des librairies, pénurie d’accès wifi et de stations d’imprimantes publiques, encombrements perpétuels, circulation aberrante, fermeture des petits commerces, prolifération des restaurants bas de gamme, acharnement contre les vélos, piétons désabusés, insécurité des touristes chinois, taxis désagréables, etc. etc. etc.) et de la destruction programmée du stade Léo Lagrange sont restés les mêmes depuis bien des années, depuis la germination de l’idée dans une cervelle jusqu’à son excrétion sous forme d’affiche jaune : les gentils, et les écologiques. Ah ! ils se sont bien moqués de nous, les cancres !
Question de Valérie Montandon à la maire du 12ème au sujet du stade Léo Lagrange
Lundi 17 octobre 2016, nous avons eu l’honneur de rencontrer Valérie Montandon, Conseillère de Paris du 12ème arrondissement de Paris, Vice-Présidente du Groupe les Républicains au Conseil de Paris, Présidente du groupe les Républicains du 12ème.
Carole Mauquo prépare un compte-rendu détaillé de l’entrevue, mais pour les plus impatients de nos lecteurs (attention spoiler) nous concluons que la problématique Léo Lagrange/Baron Leroy relève du fait que « la mairie (du 12ème) considère les espaces publics (stades, squares, etc) comme des réserves foncières à son entière disposition. » Bof, tout le monde le savait. Tu parles d’un spoiler.
Rien à faire pour défendre le stade. Depuis quelques années, on ne construit plus pour les uns qu’à la condition sine qua non de détruire le bien des autres, privé ou public, et même surtout public s’il est utilisé de longue date par de nombreux citoyens dont la maigre descendance, cerise sur le gâteau, se trouvera ainsi dépossédée de fait. Comment dissuader les élus de détruire le centre sportif Léo Lagrange ? Évoquer un certain siège éjectable réglé sur 2017 ? Ça aussi, tout le monde l’a en tête. Proposer toute solution intelligente serait inutile. On peut construire partout mais pas au prix de la destruction d’un stade, ah bon, tout le monde le sait, mais pourquoi ils le font alors ? Offensive de crétinisation, conditionnement et formatage sont à leur apogée et vont s’effondrer brutalement comme un soufflé aux moules. La destruction du stade Léo Lagrange servira d’exemple quand les débats s’ouvriront, très bientôt. Pour l’instant on se contente de pleurer sur la destruction inévitable d’arbres. Même si les plus rares ont déjà été tronçonnés à titre préventif. Quoi de plus difficile à défendre qu’un arbre qui n’existe plus ?
Pour Baron Leroy, par contre pas de problème, les arguments pour préserver ce tas de pierres gluantes et puantes sont légion. D’abord, il faut garder des traces du passé. Au cas où on oublierait. Seulement on ne l’oublie pas, le passé. À bien y réfléchir, comme argument ce n’est pas terrible. Alors quand on s’aperçoit que Baron-Leroy c’est quelques entrepreneurs et privilégiés férus d’histoire qui défendent leur passion personnelle pendant que des milliers de malheureux ‘anonymes fuient les guerres et la sécheresse pour venir agoniser aux portes fermées d’un entrepôt frigorifique désaffecté, ça fait un peu égoïste. Heureusement, on a donc trouvé l’argument imparable pour préserver sans avoir honte Baron-Leroy, pour être sûr de ne pas devoir l’utiliser pour construire des logements sociaux, pour être sûr de n’avoir pas d’autre choix que détruire le stade Léo Lagrange : Il faut préserver le site Baron Leroy parce qu’il est parfait pour maintenir les bonnes bouteilles à la température idéale. Ainsi, en plus de la bonne conscience de créer quelques emplois dans la restauration, les bobos, pour se consoler de la destruction du stade, pourront sabrer le champagne à la santé des souvenirs sur le rooftop clinquant d’un entrepôt frigorifique restauré au frais… de qui ? Si en plus on légalise là ça va être le paradis. Pour eux. Hélas c’est la vérité vraie.
En résumé, si vous pensez que mieux vaut construire à la place de Baron-Leroy (utilisé par 3 ou 4 entreprises délocalisables), plutôt que de détruire un stade utilisé par des milliers d’utilisateurs, détrompez vous : on ne peut pas mettre en balance Baron-Leroy et Léo Lagrange parce qu’il y a un projet pour Baron-Leroy : mettre les bouteilles au frais.
Quelques temps après, Valérie Montandon posait du bout des lèvres la question qui ne fâche pas trop : « et les arbres ? »
Ci-dessous, IFSLL a mis en images la question posée à la maire du 12ème. Carole Mauquo, présidente de IFSLL, l’association qui défend toute seule le stade Léo Lagrange, a promis un bref résumé de la réponse, mais pas en un mot (qui serait ricanements). Du coup, ça tarde.
Info : dans le prochain bulletin municipal, grâce à Valérie Montandon —encore une fois, louée soit-elle, qui sait écouter les gens et transmettre du mieux possible au pouvoir encore en place leurs inquiétudes—, Carole Mauquo expliquera la raison d’être de l’association IFSLL qu’elle mène d’une main de fer dans un gant de velours. Mais le murmure associatif qui va mourir doucement un peu partout ici et là est-il plus efficace que le tonnerre un peu moins policé qu’on entend partout à la fois ? Chaque chose en son temps. Le gant de velours tient un mégaphone.
À venir, le compte-rendu détaillé rédigé par Carole Mauquo.
Dernière rentrée pour le Centre Sportif Léo Lagrange
Sandrine Mazetier, députée de Paris des 12eme et 20eme arrondissements et Vice-présidente de l’Assemblée nationale, rencontrait dans un bistrot, lundi 26 septembre 2016, les citoyens du quartier. La présidente d’IFSLL et deux membres du bureau étaient présentes, justement.
Nous étions pourtant venus assez nombreux, mais ceux qui n’étaient pas informés sont repartis très vite, frustrés et déçus ! Nous avons malgré tout tenté d’aborder des sujets de politique plus générale. Comme la question de la loi de 2015 – qui permet de réquisitionner les millions de m² de bureaux vides dans Paris – et qui n’a jamais été appliquée pour la moindre de ses surfaces, alors que l’on continue à en construire partout !
Nous avons souligné que cela fait mécaniquement et artificiellement monter le prix du m² à Paris… après quoi on nous explique sans rire que c’est parce que le logement est trop cher à Paris qu’il faut bétonner les stades pour construire des logements sociaux plus abordables !!! Nouvelle preuve de schizophrénie municipale à l’état pur…
Comme quand on détruit nos espaces sportifs, tout en demandant aux parisiens de soutenir la candidature de Paris pour les JO 2024 !? Rassurez-vous, comme pour le blocage des quais de Seine, ou l’ouverture d’une zone de baignade sur le lac Daumesnil dès 2019 (mais oui !) il n’y aura pas non plus de référendum ! On se moque pas mal de ce que pense le bon peuple, dont les impôts et taxes vont pourtant servir à financer… ce qu’il refuse !!!
Raison de plus pour continuer à faire entendre notre voix, ailleurs que dans les instances qui ne l’écoutent ouvertement pas, et de continuer à faire signer partout la pétition »
Carole Mauquo
Présidente d’IFSLL
Présidence C40, défi climatique, Paris… …mais arbres tronçonnés.
Quelle surprise d’apprendre la jolie promotion du maire de la capitale, Paris. Anne Hidalgo vient d’être élue Présidente du C40, qui réunit pas moins de 82 villes mondiales mobilisées pour le défi climatique ! Oui, super ! Mais, quand on y pense… exemple : On préserve la forêt Amazonienne, poumon de la planète. Normal. Mais à Paris on veut arracher les arbres magnifiques et indispensables du Centre sportif Léo Lagrange, à l’orée du bois de Vincennes, poumon de la capitale. Cherchez l’erreur.

Le défi climatique commence par respecter l’environnement, les arbres, les gens. Pour arrêter les dégâts, la planète Terre va virer les pollueurs sans faire le tri (et c’est déjà commencé). Plus subtils, les humains peuvent faire le tri. (tous les 5 ans en France)
L’onglet « dissection du projet municipal« , par des infographies limpides, permet de comprendre comment on procède pour arriver à détruire un stade.
Et l’onglet « pétition« permet de dire non, pas d’accord.
Paris veut s’occuper du défi climatique planétaire ? D’accord. IFSLL va donc demander à Anne Hidalgo d’abandonner le projet de destruction du Centre sportif Léo Lagrange et tous les projets qui visent les stades et espaces verts dans cette ville et sa banlieue. À un moment, il faut choisir. Surtout quand on a le choix.
HpmS
Vice-président d’IFSLL
À notre époque, il ne suffit plus de faire appel au conditionnement pour que les gens répondent « d’accord, bon ben vous n’avez qu’à raser les stades, après prenez donc les cimetières, les centres culturels, la tour Eiffel, etc ». Cela ne marche plus. raconter n’importe quoi pour faire n’importe quoi ne marche plus, quel que soit le prétexte. Tout simplement, dans notre cas, parce qu’il y a de la place ailleurs. Beaucoup de place. Regardez.

En plein centre de l’image, on voit le bâtiment test construit en 2010, sorte de verrue éhontée en pleine zone verte, symbole de l’abus et de la force, de la force de l’abus et de l’abus de la force. Les municipalités se sont succédées sans chercher ni penser à utiliser les espaces inexploités détourés en jaune ci-dessus. Un choix injustifiable et impardonnable. Les terrains pouvaient se libérer, tout comme pour la tour triangle. Ils peuvent toujours. Alors qu’ils le fassent. C’est le job pour lesquels ils ont postulé. Pas d’aller contre la volonté du peuple.
La destruction de Centre Sportif Léo Lagrange serait la preuve éclatante, terrible et glaçante que la municipalité, après avoir ignoré toutes nos bienveillantes remarques et propositions, choisit de préserver le site Baron Leroy et quelques entrepôts privatisés et de sacrifier les milliers de pratiquants sportifs et riverains du stade.
Or le rôle de nos représentants est, justement, de nous représenter, en particulier en réalisant ce pour quoi nous les avons missionnés (élus). Et personne n’a jamais demandé à ce que le stade soit détruit, et ce quel que soit le motif, surtout qu’en plus il y a des espaces immenses à 500 mètres. Quand on veut, on peut. Pourquoi ils veulent pas ? Depuis 10 ans ils s’acharnent plus à détruire le stade Léo Lagrange qu’à trouver une solution, alors que leur but devrait être de le préserver. 10 ans d’obstination brute. Puisqu’ils ont cette capacité de concentration, pourquoi n’honorent-ils pas leurs engagements en trouvant des solutions décentes. Personne dans ce pays n’a une idée ? À quoi servent toutes ces grandes écoles si c’est pour fabriquer des gens qui ne peuvent pas, qui ne veulent pas, qui n’ont pas d’idées ? Enfin, c’est ce qu’ils disent. Ils s’en sortent. Pourquoi n’ont-ils toujours pas modifié la Zone UGSU, on sait faire ce genre de chose, quand même, non ? Mais non. Depuis 10 ans ils n’ont pas dévié du but : raser le stade. Pourquoi ? Ils n’y a aucune explication qui tienne. Les projets avancent à pas de loup et, soudain, bondissent et doivent être réalisés avant la fin du mandat ! (voir « manipulation en trois passes : itinéraire d’un projet caché« )
Plus inquiétant, ils mènent une attaque sur plusieurs stades et lieux de vie, squares et jardins publics. Les élus n’ont-ils, au fil des décennies, jamais une idée qui évolue, qui change ou qui leur vient. Lisent-ils les dossiers de dialogues et de propositions des associations qui fleurissent partout, de plus en plus nombreuses, à tel point qu’elles n’ont pratiquement pas le temps de se recenser pour s’unir ?
C’était le moment, il fallait s’arrêter, faire le point, regarder autour et derrière et devant. Ouvrir les yeux. Et Ô surprise mais est-ce une surprise, c’est pire que ce qu’on imaginait, c’est parti dans toutes les directions sauf celles promises, ça nous apprendra à faire confiance. Maintenant on est débordés, y’a plus que la chimio. À moins que.

Cour de récré, aquarium et ferme aquatique. Petits poissons, requins.Tanches, morues. Pieuvre. La nature ne nous apprend plus rien, on a tout reproduit, en pire.
Dans le 12ème arrondissement de cette mégapole, il y avait des problèmes normaux et récurents, et des problèmes spécifiques, comme raser le stade Léo Lagrange. Et finalement on s’est aperçus que cette municipalité mène une attaque globale qui vise à la destruction de tous les squares, stades et coins de nature autour de et dans Paris. Bizarre, et pourquoi ? Elle annonce la construction de logements sociaux, donc personne ne dira rien. Sauf quelques uns qui se regroupent en associations, qui pensent que le type de construction n’a rien à voir avec l’emplacement. Que ce soit pour construire des supermarchés, des cinémas ou n’importe quoi, on peut le faire ailleurs qu’en détruisant des stades. Le résonnement des responsables est simple. « Comme ce qui appartient à tout le monde n’appartient à personne, aucune difficulté pour nous l’approprier. Un peuple gavé de télé, de hamburgers, abêti à l’école, conditionné de bien pensance à deux balles et de publicités subliminales est bien à l’abri de comprendre ce qu’on est en train de faire« .
Nul besoin de sortir de polytechnique pour savoir qu’il y a toujours des solutions moins stupides que raser les stades et qu’aucun prétexte ne justifie de faire n’importe quoi.
Donc qu’est-ce qui les motive ? En fait l’apparente et incroyable bienveillance miséricordieuse toute bêtasse de niaiserie des « élites » (étymologiquement rien à voir avec zèle -> faux amis) révèle qu’elles sont les premières (auto)victimes de la destruction de la merveilleuse machine éducative dans les années 60 . Ni intelligence, ni complot, juste la triste réalité que ceux qui connaissent le système préfèrent en tirer profit tel quel quitte à le détruire à terme plutôt que travailler pour l’améliorer et en profiter moins personnellement. L’histoire n’est faite que de calcul, de combinaisons, d’improbable, et surtout de lâcheté. Les ongulés bêlants n’ont pas d’imagination, sinon ils auraient développé un langage plutôt que de se taire. Ils n’ont que peur et tremblent. Bêtes moutons qui n’ont même pas compris que l’union fait la force, par leur silence coupable artisans du cauchemar, qui rampent devant les loups, mouillant leur laine, espérant survivre. « J’arrose, pensant pouvoir vivre encore* ».
*Haïku de Toshiko Tonomura



